Nicolas Mahut : «Les supporters de l’OM sont en infériorité numérique»

Nicolas Mahut
Ligue 1 Conforama
14/09/2018

Alors que les Bleus affrontent l'Espagne en demi-finales de Coupe Davis ce week-end à Lille, le spécialiste du double Nicolas Mahut revient sur sa passion pour le foot. De Cheikh Ndoye à la rivalité PSG-OM au sein de l'équipe de France.

Le temps du week-end, les joueurs du capitaine Yannick Noah vont devoir ranger les débats autour de la rivalité PSG - OM. Les Bleus affrontent en effet l’Espagne en demi-finales de la Coupe Davis à partir de ce vendredi à Lille. Vainqueur du saladier d’argent avec l’équipe de France de tennis fin 2017, Nicolas Mahut sera sur le court du Stade Pierre-Mauroy, l’habituel antre du LOSC, samedi (14h). En compagnie de Julien Benneteau, ce supporter du Paris Saint-Germain et du Angers SCO tentera de remporter le point du double face à la paire Granollers - López. Célèbre pour avoir disputé le match le plus long de l’histoire (11h05 contre l’Américain John Isner à Wimbledon), Nicolas Mahut facture quatre titres en simple et 22 en double (dont trois du Grand Chelem). Avant de se focaliser sur son rendez-vous de Coupe Davis, le joueur de 36 ans s’est livré sur sa passion pour le football. C’était en début de semaine, depuis le car qui emmenait les Bleus du Centre National d’Entraînement de Roland-Garros à Lille. Entretien.

Nicolas, quel club soutenez-vous ?
Je supporte le PSG depuis la seconde moitié des années 1990 et mon arrivée à l'INSEP. Je me souviens notamment qu’en 1998, un de mes sponsors de l'époque m'avait obtenu des places pour assister à une demi-finale de Coupe de la Ligue entre le PSG et le RC Lens. Si mes souvenirs sont bons, Paris l'avait emporté avec un doublé de Marco Simone (2-1) et il y avait une ambiance de malade au Parc des Princes. Plus jeune, j'étais plutôt pour le SCO et le FC Nantes, les deux clubs de ma région, mais après avoir vu cette atmosphère incroyable, j’étais définitivement pour le PSG. Comme je suis angevin, je garde une affection particulière pour le SCO et le travail réalisé par Stéphane Moulin. A Roland-Garros, je me suis d’ailleurs déjà échauffé avec le maillot du SCO. Et il y a quelques années, j’avais même un pote dans l’équipe, Yohann Eudeline. Le SCO reste mon club de cœur dans le sens où c'est le club de ma ville.

Vous avez commencé le tennis très tôt, mais qu’en est-il du football ?
Comme beaucoup d'enfants, j'ai joué en club pendant un an ou deux mais c'est vite devenu incompatible avec le tennis. Les entraînements et les matchs avaient souvent lieu en même temps et lorsque mon coach de foot m’a dit que ceux qui ne pouvaient pas venir s’entraîner le mercredi ne joueraient pas le week-end, j'ai dû faire un choix. Je devais avoir 9-10 ans. De toute façon, je n'étais pas très très bon donc ça tombait plutôt bien (rires). Un peu plus tard, en 1994, j’étais en sport-études à Nantes et on jouait entre tennismen une fois par semaine. On s'entraînait à la Jonelière, juste à côté de l’équipe pro du FC Nantes et on croisait Coco Suaudeau, Nicolas Ouédec, David Marraud ou encore Christian Karembeu. Lui m’avait marqué parce que sur un pénalty, il avait envoyé un missile sur la barre et la transversale avait tremblé pendant cinq secondes, je m’en souviens encore parfaitement !

Fan de Kanté, Matuidi et Ndoye

Justement, quels sont les souvenirs les plus marquants du fan de foot que vous êtes ?
Forcément les victoires lors de la Coupe du monde 98 et de l'Euro 2000. En ce qui concerne le PSG, je me souviens que ça avait été difficile de voir Paris perdre la finale de la Coupe des Coupes contre le FC Barcelone en 1997. Plus récemment, la remontada me reste encore en travers de la gorge. J'étais un peu jeune pour me rendre compte de ce qui s'était passé lors du France-Bulgarie de 1993 mais la déception devait être comparable… Au rayon des joies, je retiens aussi la remontée du SCO en Ligue 1 Conforama il y a trois ans. Toute la ville d’Angers attendait ce moment depuis très longtemps et c’était l’effervescence totale.

Quel style de joueurs appréciez-vous particulièrement ?
J'ai vraiment du mal à m'identifier à des joueurs mais si je devais en citer quelques uns, je dirais Kanté et Matuidi. C'est ce type de joueurs que j'adore plutôt qu’un Ronaldinho, un Mbappé ou Zidane, même s'il m'a fait rêver. J’ai aussi adoré Raí et Thuram, ce qu'il dégageait sur le terrain. Mais s'il y a bien un mec que j'aimerais voir au PSG, c'est N’Golo Kanté. Ça ne s'est pas fait malheureusement cet été... Je vais aussi mentionner Cheikh Ndoye, qui a été extrêmement important pour le SCO depuis le retour dans l’élite.

Réussissez-vous à suivre l’actualité footballistique de près lorsque vous êtes sur les tournois ?
Je regarde beaucoup de matchs du PSG. Maintenant que l’on peut avoir la télévision sur son téléphone, c’est bien plus facile qu’il y a quelques années. J’aimerais bien retourner au Parc aussi. Depuis que je suis papa, j’y vais moins. Mais mon fils est âgé de sept ans désormais, il commence à s'intéresser au foot et il supporte bien évidemment le PSG donc je vais bientôt pouvoir retourner au stade avec lui.

« Avec les autres joueurs, on parle foot tous les jours »

Sur le circuit ATP, il vous arrive de parler foot avec les autres joueurs ?
Tous les jours ! On suit l'actualité de près avec les autres Français. Il y en a qui sont pour Paris, d'autres pour l'OM, certains pour l'OL… En ce moment-même, je peux vous dire que l’équipe de France de Coupe Davis est très partagée ! Benoît Paire et Julien Benneteau sont fans de Marseille tandis que le reste de l'équipe est pour le PSG donc les supporters de l'OM sont en infériorité numérique (rires). C’est un sujet qui reste au centre des conversations et on se chambre beaucoup. Chez les étrangers, les Espagnols sont à fond, les Argentins aussi, surtout quand il s’agit de leur équipe nationale. Là, c'est vraiment sacré. Diego Schwartzman (l’actuel 14e joueur mondial) s’est même rendu en Russie entre Roland-Garros et Wimbledon pour assister à un match de l’Argentine pendant la Coupe du Monde.

Et vous avez parfois l'occasion de jouer entre tennismen ?
Lors de la deuxième semaine de Roland-Garros, il y avait un match organisé entre les joueurs français et les étrangers. On a joué au Parc des Princes et au Stade de France. Mais depuis deux ou trois ans, cette rencontre n'a malheureusement plus lieu. À l’époque, Nicolas Escudé sortait du lot. Michaël Llodra était très fort également. Il se débrouillait très bien même s'il avait un peu tendance à garder le ballon (rires).

Dans la même rubrique :
> Pierre Gasly : « Toujours été un grand supporter du PSG »
> Arthur Vichot : « J'aimais bien les grosses frappes d'Oruma »








L'email a bien été envoyé
OK
  • Partenaires Canal Plus BeIn Sport Conforama TAG HEUER ballon uhlsport la poste